Gildan supprimera approximativement 545 emplois aux Etats-Unis et au Canada dans le cadre d’un vaste plan de restructuration prévoyant la concentration de ses efforts de production au Honduras et en République dominicaine.
Le fabricant montréalais de vêtements de sport entend de cette façon réduire ses coûts afin de devenir plus concurrentiel sur les marchés de gros et de détail à l’échelle mondiale.
La compagnie a révélé mercredi qu’elle éliminerait environ 210 emplois dans la région de Montréal et 335 aux Etats-Unis. L’usine de t-shirts et de chandails de golf à Valleyfield fermera à la fin de l’année, ce qui touchera environ 155 employés.
La compagnie supprimera aussi 50 postes à son usine de tricotage dans la métropole, par attrition et au moyen de retraites anticipées, a fait savoir le chef de la direction financière Laurence Sellyn.
Le tricotage et la confection de tissus pour les manteaux en molleton continueront toutefois à se faire à Montréal, de même que la fabrication des chandails en molleton, a-t-il précisé. “Il y a une différence importante entre la structure de coûts de Valleyfield et celle de notre nouvelle usine en République dominicaine, où notre production sera déménagée”, a indiqué M. Sellyn, ajoutant que l’usine en Amérique centrale permettrait de tricoter, couper et teindre les produits de Gildan à l’aide d’outils à la fine pointe de la technologie.
Gildan fermera pour le reste son centre canadien de distribution à Montréal à la fin d’octobre. Six emplois seront éliminés. Aux Etats-Unis, la compagnie mettra fin aux activités d’usines de bas à Mount Airy, en Caroline du Nord, et à Hillsville, en Virginie, au cours des trois à quatre prochains mois.
M. Sellyn n’a pas exclu la possibilité d’autres fermetures d’usines en Amérique du Nord, indiquant que l’entreprise continuerait “d’évaluer la compétitivité de nos autres installations au fur et à mesure de nos activités”.